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blog de la Ligue des droits de l'Homme section Istes Ouest Provence dans le 13.

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« Algérie, histoires à ne pas dire »

Un film à voir et à débattre

 « Algérie, histoires à ne pas dire », de Jean-Pierre Lledo,

Film français et algérien de Jean-Pierre Lledo avec Aziz Mouats, Katiba Hocine, Kheireddine Lardjam, et Hamid Bouhrour

Genre : Documentaire - Durée : 2H58 mn

« Algérie, histoires à ne pas dire », du cinéaste algérien Jean-Pierre Lledo, sort en France le 27 février. Il cherche à éclairer les liens entre le déroulement de la guerre d’indépendance algérienne de 1954 à 1962 et les problèmes que rencontre l’Algérie d’aujourd’hui.

Troisième volet de sa « Trilogie d’exil » – qui comprend «  Un rêve algérien », où il a filmé le retour d’Henri Alleg en Algérie, et « Algéries, mes fantômes », où il donne la parole des personnes originaires d’Algérie exilées en France –, il a été tourné en Algérie. Il s’en prend aux vérités officielles de ce pays et cherche à retrouver la trace d’un certain nombre de réalités qu’elles cherchent à dissimuler. Il est dédié à ceux dont il ressent l’absence dans l’Algérie d’aujourd’hui. Celle d’un chef de maquis probablement victime d’un règlement de comptes entre indépendantistes et dont la mort reste obscure, celle d’une femme qui a risqué sa vie pour l’indépendance algérienne mais qui est aujourd’hui déçue par l’islamisation du pays, celle des Juifs qui ont dû quitter une Algérie dont ils constituaient l’une des plus anciennes populations, et celle de descendants d’immigrants espagnols d’Oran qui entretenaient de bons rapports avec les Arabes et dont certains, pourtant, ont été victimes, à l’indépendance, de massacres aveugles.

Ce film, qui n’a toujours pas reçu de visa d’exploitation en Algérie – où aucune des avant-premières que le réalisateur avait voulu organiser n’a pu avoir lieu –, est un beau film à ne pas manquer. Conçu avant tout pour interpeller la mémoire algérienne, donne-t-il à un public français une idée exacte de la société coloniale en Algérie et de la guerre qui y a mis fin ? Certaines séquences et certains rapprochements peuvent-ils alimenter des malentendus ? Il gagne, en tout cas, à faire l’objet de débats, où certains des choix du réalisateur pourront être discutés librement et où d’autres éclairages pourront être apportés, de manière à éviter les réceptions qui pourraient comporter des contresens ou des erreurs sur l’histoire. On ne peut que souhaiter que les sections de la Ligue des droits de l’Homme s’en emparent pour en débattre.

 

  Centre culturel de  FOS sur MER : 13 mars

 

 

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