HIER DEVANT LES BAUMETTES A MARSEILLE...
Représentants de la L.D.H. 13, de l'O.I.P., de l'Association des familles de prisonniers, des amis, nous avons entouré autant qu'il était possible la famille de Belkheir, son amie, ses proches.
Emotion, douleur et colère face à cet immense porte d'acier de la prison des Baumettes. Des interrogations aussi :
- pourquoi ce garçon qui allait bénéficier d'un aménagement de peine et qui se projetait, quelques jours avant encore, vers un avenir plein d'espoir est-il mort à 24 ans ?
- il était fort mais il décrivait à son amie les brimades et l'horreur de la prison : les réponses arbitraires des gardiens, leur comportement quelquefois absurde voire humiliant, l'acharnement de certains, leur indifférence, les procédures administratives, le "bon vouloir de certains juges" et leurs réponses disproportionnées, le maintien dans ignorance de son sort; les horaires dignes d'un autre temps, l'impunité et la loi du plus fort...
- pourquoi le ou les gardiens qui ont demandé pour lui la punition du mitard, sans doute après un accrochage verbal, et la commission de discipline (" le prétoire") ont-ils si mal mesuré leur responsabilité notamment dans la surveillance d'un homme à qui on ajoute de la souffrance à la souffrance ?
Nous étions nombreux ce 7 avril à mettre en cause un système carcéral qui a fait une 43ème victime à Marseille
Marseille le 8 avril 2009.