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blog de la Ligue des droits de l'Homme section Istes Ouest Provence dans le 13.

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Fédération des Bouches du Rhône

LIGUE DES DROITS DE L’HOMME ET DU CITOYEN

Fédération des Bouches du Rhône

COMMUNIQUE

Marseille le 18 novembre 2007

Nous venons d’apprendre qu’une initiative, organisée par l'association " Solidarité Marseillaise", proche des “jeunesses identitaires” d’extrême droite, sous l'appellation : "soupe au cochon » ou "Soupe identitaire à Marseille", est prévue le 24 novembre à 20h00 devant le Palais de Justice.

Sous le couvert d'une action de solidarité humanitaire pour les sans abris, il s'agit en fait d'une initiative discriminatoire antisémite, raciste et xénophobe portant atteinte à la dignité humaine de personnes sans ressource.

Ce type d’initiative n’est pas nouveau, ces soupes identitaires ont été servies, notamment en Belgique, à Nice, Strasbourg et surtout Paris, dans le courant de l’année 2005 par l'association Solidarité des Français (SDF) inspirée par les idées d’extrême droite.

Nous rappelons qu’une délibération de la Haute Autorité de lutte contre les discriminations ethniques  (HALDE) prise le 6 février 2006 constatait que ce mode d'opérer « a manifestement pour fondement et pour but l’exclusion des personnes appartenant à des confessions qui prescrivent ou recommandent de ne pas consommer de porc ».

Le 28 décembre 2006 un arrêté d'interdiction de distribution de cette « soupe » a été pris par le préfet de police de Paris. Le juge des référés du tribunal administratif de Paris, saisi par l'association Solidarité des Français, organisatrice de ces distributions de soupes à base de porc, a rendu une ordonnance suspendant l’arrêté préfectoral, tout en reconnaissant que «l’association poursuit un but manifestement discriminatoire à l’encontre des personnes auxquelles leur confession interdit la consommation de viande de porc».

Saisi de l'appel formé par le ministre de l'Intérieur, le juge des référés du Conseil d'Etat a annulé cette ordonnance, estimant qu'en interdisant les distributions, le préfet de police n'avait pas porté une «atteinte grave et manifestement illégale» à la liberté de manifestation.
Il a retenu l'argument selon lequel une manifestation consistant en une discrimination religieuse, en ce qu'elle méconnaît la dignité de certaines personnes, trouble nécessairement l'ordre public et peut a priori être interdite.

La Fédération
des Bouches du Rhône de la Ligue des Droits de l’Homme demande à Monsieur le Préfet, d’interdire cette manifestation raciste, xénophobe, discriminatoire portant atteinte à la dignité humaine  et à l’ordre public.

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